Ce Week-end a été riche en évènements pour les cyber-écologistes. L’association AIRE (Voir cet article du 17 Mars) a organisé dimanche 22 Avril, dans le monde virtuel Second Life, une journée d’action contre le nucléaire.
Sur 4 terrains différents, des dizaines de barils de déchets radioactifs étaient prêts à exploser lorsque les visiteurs les bousculaient.
Il faut savoir que dimanche 22 avril n’était pas que le jour du premier tour des élections présidentielles, c’était aussi la Journée de la Terre.
Bien loin de toutes les discussions de l’élite Internet s’interrogeant sur la pérennité du monde virtuel Second Life, je m’y balade toujours un peu de temps à autre et j’y ai fait la semaine dernière, une bien sympathique rencontre.
Marc Moana, artiste et fondateur d’une association qui mêle art et écologie.
Interview :
EkOolos: Bonjour Marc, de quand date votre association ?
Marc Moana: Nous avons commencé nos activités en juin 2004.
EkOolos: Quel est son but ?
Marc Moana: De proposer des expositions des ateliers des évènements dans tous les domaines de la création contemporaine sur le thème écologie x 3: naturelle, sociale, psychique. Autour de la notion d’art transactionnel.
EkOolos: Vous avez donc déjà organisé des expositions ?
Marc Moana: En IRL(1) oui déjà pas mal et ici une pour le moment.
EkOolos: Où êtes vous basé IRL ?
Marc Moana: A Moulins dans l’Allier.
EkOolos: Depuis quand êtes vous sur Second Life ?
Marc Moana: Depuis 4 mois, je pense que nous sommes la première association française à s’installer sur Second Life.
EkOolos: Second Life sera donc aussi l’occasion d’organiser des évènements, qu’avez vous imaginé ?
Marc Moana: Nous allons lancer prochainement un concours international d’architecture écologique afin de sensibiliser autour de ces notions. Il sera doté d’un prix. Nous proposerons ensuite la réalisation qui aura remporté le concours en freebie, c’est à dire gratuitement pour tous.
EkOolos: Nous parlons d’architecture Réelle ou virtuelle ?
Marc Moana: c’est un concours d’architecture sur Second Life donc virtuelle, nous avons déjà montré de l’architecture écologique réelle dans des précédentes expos à Moulins. Il sera ouvert à tous et international, que l’on soit architecte ou pas
EkOolos: Des photos des expos sont disponibles sur votre site ?
Marc Moana: Oui bien sur, regarde à bio architecture je crois. On montre des réalisation créées en Autriche, très en avance sur nous dans ce domaine
EkOolos: Ok. Sinon en quoi consiste exactement l’architecture écologique virtuelle, et quels seront les critères de sélection ?
Marc Moana: Les projets devront proposer des innovations tant au niveau technique que sur les matériaux employés, bien sur il s’agit de « virtuel » alors cela devra être rendu « visible » et que cela ne reste pas purement conceptuel. Il faudra aussi de l’innovation aussi au niveau du style, c’est de l’architecture contemporaine.
EkOolos: Tu m’as parlé d’art transactionnel, j’ai cru comprendre que cela consistait à de la co-création d’œuvre, c’est ça ?
Marc Moana: Oui c’est ça, on est encore au début de la concrétisation d’œuvre transactionnelle. En fait pour nous l’art ne doit pas juste se donner à voir, que le public ne soit pas que « consommateur », mais que l’artiste accompagne chacun dans une co-création, que l’art devienne une expérience à vivre.
EkOolos: Je suis assez novice en Histoire de l’art, cela n’a t il jamais existé avant ?
Marc Moana: Ah bonne question, l’art n’est qu’une continuité. Pour faire rapide disons que les artistes ont commencé à s’interroger sur l’acte de créer en fonction de l’évolution de la société. Disons qu’avant le début du XX ième siècle on était plus dans la représentation. C’est avec les impressionnistes que les peintres ont changé leur façon de peindre en fonction des innovations de la société, des techniques, avec le cinéma, l’électricité….
EkOolos: Et par exemple aucun d’entre eux n’a jamais eu l’idée un jour de dire : Et si je peignais un tableau avec un autre ?
Marc Moana: Ce n’est pas tant l’idée de peindre avec un autre mais plutôt que l’artiste accompagne chacun dans un processus de création, avec ce qu’est la personne, cela peut être ses difficultés, ses blocages…etc..
EkOolos: Ok, je vois. Il n’y pas qu’un autre, il y a une multitudes d’autres.. le public..
Marc Moana: oui c’est pour cela que l’on parle d’art transactionnel transdisciplinaire. On est dans le champs de l’art mais aussi du social, de la science, du politique, dans une vision globale et interdépendante.
EkOolos: Et donc cet art n’est devenu possible qu’avec l’essor d’Internet et du web2.0 ou le modèle de co-création de valeur commence a être connu et reconnu.
Marc Moana: Il est vrai que les technologies numériques permettent de concevoir des dispositif interactifs et ouvrent des potentialités. Mais on peut faire de l’art transactionnel avec n’importe quel « média » de la terre, de la peinture, ….Ce n’est pas tant la technique qui compte mais le processus.
EkOolos: Cela reste un concept très récent quoi qu’il arrive, n’est ce pas ?
Marc Moana: Il n’y a pas , à ma connaissance, de personne qui a déjà utilisé cette notion, AIRE est un laboratoire de nouvelles façons de créer.
EkOolos: Peut on parler un peu de vous maintenant ? votre parcours ?
Marc Moana: Oui
EkOolos: Vous étés vous même artiste ?
Marc Moana: Oui, je suis artiste multimédia. Je fais des installations et j’accompagne mes créations de réflexions théoriques. ce sont ces réflexions qui m’ont amené à créer AIRE, j’en suis le porteur du projet. L’association Artefact en est la structure administrative. Je considère AIRE comme une création artistique à part entière. Je pense que on peut utiliser les processus que les artistes utilisent en les transportant dans d’autres domaines, le social, la science, etc… et inversement. En fait je ne partage pas la vision de l’art disons « commune »
EkOolos: d’où ma dernière question : L’écologie psychique, c’est quoi pour vous ?
Marc Moana: Comprendre comment chaque acte à des conséquence non seulement pour soi mais aussi pour tous, et savoir que l’on peut modifier ses comportements en co-création avec les autres
EkOolos: Merci Marc et bonne continuation :)
Le prochain évènement, fin Mars, présentera le travail de 2 artistes, autour de l’année polaire internationale. Ils sont actuellement à Caracas et interviendront sur Seconde Life à Aire pour une rencontre avec les visiteurs.
Toutes les informations sont disponibles sur aire-europe.org.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Second Life est un monde virtuel permanent dont l’accès est gratuit. Je vous recommande grandement de lire cet article Wikipédia avant de poursuivre.
Je rajoute, à titre informatif, que Second Life est devenu en 2006 le monde virtuel le plus visité et qu’au nombre d’utilisateurs, la France est 2ieme derrière les états-unis avec 12.73% des connections.
J’ai donc un compte sur cet univers depuis l’été dernier et il m’arrivait parfois d’y flanner sans but. Mon premier acte un peu plus fort date de décembre dernier. J’avais appris la veille que le FN venait d’y ouvrir un siège. Il fallait que j’aille voir ça de plus près !!
L’ambiance était assez Sordide. Quelques passants comme moi échangeaient des insultes avec 3 partisans, alors qu’un autre, probable militant, dont l’avatar crane rasé, en treillis-ranger, équipé d’une batte de baseball discutait tranquillement avec un acolyte à l’air tout aussi sympathique.
L’ambiance était posé, j’étais disposé à aller voir ailleurs lorsque soudains un visiteur décide de manifester son mécontentement en se mettant tout nu. L’idée est bonne, j’en fait de même et nous resterons posé là une bonne demi heure a exhiber notre opposition.
Quel rapport avec l’écologie ? Rien pour le moment, mais il semblerai que l’éveil est en marche. J’ai découvert hier qu’un groupe de soutient a Dominique Voynet avait été créé, sous le nom de * Voynet 2007 * et que des débats étaient organisés.
J’ai aussi découvert qu’une association avait acheté un terrain et y avait construit un centre d’information autour du thème : Art et écologie.
J’y reviendrai prochainement.
Cet article me permet aussi d’annoncer la création de la catégorie « Jeux et Loisirs » sur ce blog.
La vouivre du Loc’h Ness alias Nessy Lupino, militante anti OGM (entre autre) officiant sur Second Life, inaugure son QG online sur l’île de Libertalia (qui n’existe plus), le Weekend du 16 et 17 Juin.
Au programme :
samedi 16 juin
21h30 une action flash « OGM NON ! ».
22h00 NUIT ELECTRO avec DJ RedRum (DJ Kuebin dans la First Life) et 2 guests.
Dimanche 17 juin
17h00 une performance de Singuart Ballinger, artiste existentialiste.
18h00 Film, information et débat sur les OGM.
Cela fait bien quelques années que je ne Geeke plus le Samedi soir, mais une soirée Electro… Miam ! (surtout après avoir écouté le mix de Kuebin disponible sur son myspace) !
Pour commencer un MMORPG (Massive Multiplayer Online Role Playing Game) est, comme son nom l’indique, un jeu de rôle massivement multijoueur. En clair, on y crée un avatar et on évolue à notre gré dans un monde virtuel permanent où l’on peut potentiellement interagir avec tous les autres joueurs connectés à cet instant. Ces univers existent depuis déjà de nombreuses années. Je me souviens de ma première connexion à la Quatrième Prophétie (T4C) il y a bien 7 ans de cela.
D’ambiances plutôt futuristes ou médiévales fantastiques, ces mondes ont fortement évolués. Plus beaux, plus complexes, plus jouables, plus grands avec des serveurs pouvant accueillir de plus en plus de joueurs en même temps…etc…(Ainsi que plus énergivores hélas)
Aujourd’hui, les plus populaires sont Second Life, World of Warcraft, Eve Online ou Star Wars Galaxy. Pour info, je joue un peu en ce moment au Seigneur des Anneaux Online, si cela intéresse certains d’entre vous, j’y évolue sous le nom de Elvico sur le serveur « Estel ».
« Dans la lignée de la tendance naissante des jeux éthiques SOS-21 est le fruit d’un projet de longue date qui porte sur la thématique du développement durable. Son but est de sensibiliser et d’impliquer les joueurs aux 3 dimensions du développement durable (sociale, économique, environnementale) au travers de leurs actes quotidiens dans un monde virtuel. Par le truchement d’un avatar auquel le joueur fait vivre en ligne des scènes de la vie quotidienne, il permet de comprendre les défis logistiques et techniques liés à son comportement, de pouvoir agir en conséquence, à la maison ou tout près de chez lui, en individuel ou en tribus, et comparer ses actes à ceux des autres, sur des critères pertinents et à l’échelle de nombreux usagers. »(source : SOS-21).
L’immersion se passe donc dans un univers parallèle au notre, car il semblerai d’après la démonstration disponible sur le site, que l’on puisse choisir notre région de vie sur une carte de France. Connectés, nous serions virtuellement confrontés à la vie quotidienne sur des problématiques de développement durable. En somme, cela ressemble fortement au jeu Sim’s Online en version écolo. (Sim’s Online étant la version massivement multijoueur du très connu Sim’s. Il n’est pas disponible en Europe pour le moment).
Hélas, l’impression que j’ai en évoluant sur le site n’est pas très bonne. Ayant déjà suivi la sortie de nombreux univers en ligne, je pense ne pas trop m’avancer en disant que la date annoncée de lancement à l’été 2007 me semble très optimiste.
Un monde virtuel unique ou des milliers de personnes se connectent et interagissent nécessite de nombreux mois de tests. Le seul et unique moyen de tester et de finaliser un jeu massivement joueur est de passer par une longue période de bêta-test où des milliers de joueurs volontaires se connectent pour évoluer dans l’univers et ainsi faire remonter les problèmes. Il faut donc un site web adapté à la gestion des bugs, des forums pour que joueurs et développeurs débattent sur des sujets tels que les évolutions possibles, le gameplay, les problèmes rencontrés…Etc…
Bref, la sortie d’un tel univers nécessite beaucoup d’énergie et de volonté (et beaucoup d’argent). De plus, je me suis inscrit il y a quelques mois de cela, je n’ai jamais rien reçu, ni newsletter, ni confirmation..rien..
Dommage, l’idée est intéressante, j’espère que le projet ne finira pas à la poubelle.
Quelqu’un ici en sait il plus que ce qui est écrit sur le site ?
Comment arriver a concilier high-tech et protection de l’environnement ?
La réponse est difficile. La high-tech est forcément une industrie polluante au niveau de la fabrication, mais pire, la gestion des déchets électroniques n’est pas encore vraiment une priorité.
En 2006, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) estimait qu’entre 20 et 50 millions d’e-déchets étaient produits chaque année, soit environs 4000 tonnes par heure.
Internet est hautement energivore. Malgré des initiatives comme EnergyStar, les fabricants n’ont jamais vraiment travaillé sur la consommation électrique de leurs serveurs, dont les pires sont les machines bas de gammes, les plus vendus.
Certaines sociétés commencent malgré tout a prendre le pas. Ainsi, en Octobre dernier, Google annonçait la mise en place de panneaux solaires sur les toits de tous les bâtiments de leur campus à Mountain View dans la Silicon Valley. Générant une puissance de 1.6 mégawatts, le système permettra de générer 30% de l’électricité consommé dans les bureaux. Ce n’est pas rien lorsque l’on sait que Google compte environs 5000 employés à cette adresse.
Mais ceci n’est rien, rien de rien. L’industrie n’a que faire de la protection de l’environnement lorsqu’il faut réduire les coûts. Où ces machines sont-elles fabriqué ? Dans quelles conditions environnementales ? Quels sont exactement les matériaux ? d’où proviennent ils ? … et je ne parle même pas des conditions sanitaires et sociales des ouvriers dans certains pays.
Et oui, les temps sont durs quand on a la passion des nouvelles technologies et qu’on a envie d’être un minimum responsable.
Alors il faut en parler, je vais m’y atteler ici même avec une nouvelle catégorie « Recyclage high-tech«